Voici un petit aperçut de mon court métrage en projet dont le titre est Edith.
Avec dans le rôle principale Louise Blanchot.
Je ne vous raconterais pas l'histoire (assez bizarre) de ce court, mais j'espère que vous apprécierez ce premier jet.
Et aussi avec l'aide exceptionnelle de Pauline Maheux (à qui je dis merci encore!).
Et désolé pour l'image déformée, youtube l'a rétrécit horizontalement (ce qui fait une image allongée).
Randle P.McMurphy (Jack Nicholson) est interné dans un hôpital psychiatrique. C'est un criminel condamné dans une prison pour viol, il est alors envoyé dans cet hôpital pour voir si il est fou. Pour distraire les patients et finalement leur permettre de retrouver leur dignité, il sème le désordre. Mais il se heurte à l'infirmière en chef, Mlle Ratched (Louise Fletcher) qui fixe les règles très strictes. Il organise alors une sorte de mutinerie...
Voici le troisième film incontournable de la Lur-thèque: Vol au-dessus d'un nid de coucou, 1975, de Milos Forman. Bien que le titre soit très (très) long, même en anglais (One flew over the Cuckoo's nest), le film me semble bien trop court! De fait, Forman réussit avec brio à nous faire rentrer dans le monde d'un hôpital psychiatrique, bien que le sujet ne soit pas très évident d'après le titre. Les personnages sont plus atypiques les uns que les autres, les acteurs se démarquent tous pour nous offrir des interprétations singulières, et ces acteurs ne sont autres que... (pour vous remémorer qui ils sont, je vais donner le nom du film pour lequel ils sont le plus connut):
Michael Berryman, alias Ellis
(La colline a des yeux, de Wes Craven)
Peter Brocco, alias Colonel Matterson
(La quatrième dimension, de Steven Spielberg)
Brad Dourif, alias Billy Bibbit
(Le seigneur des anneaux, de Peter Jackson)
Danny DeVito, alias Martini
(Mars Attack, de Tim Burton)
Will Sampson, alias Chef Bromden
(Vol au-dessus d'un nid de coucou, de Milos Forman)
Louise Fletcher, alias Madame Ratched
(Programmé pour tuer, de Brett Léonard)
et bien sûr, Jack Nicholson, alias McMurphy
(pas besoin de citer de film!)
Milos Forman, réalisateur du film, voulait que ses acteurs soient le plus spontané possible et donc les filmait souvent à leur insu, pendant les répétition. Le film a ainsi un aspect de documentaire en décrivant les relations humaine entre le personnes dites mentalement différentes et qui sortent alors de la normalité. Ce film qui dérange encore est absolument bouleversant de sincérité, d'émotion et de tendresse; avec une fin des plus splendide et magnifique.
Anecdote: le rôle principale est proposé à James Caan, Marlon Brando et Gene Hackman pour revenir finalement à Jack Nicholson, jeune acteur pleins de promesses. Et le rôle de l'infirmière fut refusé par Jane Fonda, Jeanne Moreau et Faye Dunaway.
Le film remporta les 5 oscars les plus attendus (meilleur film, meilleure adaptation, meilleur réalisateur, meilleur acteur et meilleure actrice), c'est d'ailleurs l'un des rares films à les avoir reçut.
Aujourd'hui je vais vous parler du film de Guillaume Canet Les petits mouchoirs , film que je viens tout juste de voir et je peux vous dire qu'il est vraiment bien.
Synopsis: A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges (synopsis tiré d'allociné).
Après avoir vu le film, une seule chose est sûre c'est que vous aurez besoins de "mouchoirs". Grâce au jeu génial des multiples acteurs français (les plus talentueux), Canet signe un film touchant et étonnant. Les acteurs ne sont autres que: Jean Dujardin; François Cluzet; Marion Cotillard; Gilles Lellouche; Benoit Magimel et Laurent Lafitte entre autre, la crème de la crème.
Le personnage "principal" et absent pendant la majorité du film mais en réalité tout les personnages du film sont principaux. Canet nous ouvre les yeux sur les relations entre amis, les mensonges, les relations amoureuses entre adultes, la colère ou encore la tristesse.
Guillaume Canet nous transporte à l'intérieur même d'une d'amitié et d'une déchirure au sein de cette amitié. Avec cette histoire intimiste et sentimentale (sans être niaise pour autant) Canet réalisateur nous offre surement le meilleur film français de l'année, sans aucun doute. Alors allez le voir et vous verrez...
Souvent utilisé pour faire une révélation, ou montrer ce qu'un personnage voit (en qualité de suspense), un raccord à 180° est lorsque la caméra effectue une rotation de 180 degrés sur elle même d'un plan à un autre et généralement c'est un raccord "cut", c'est à dire qu'il est direct, sans aucun effet entre les plans. Pour que vous compreniez bien ce qu'est un raccord à 180° le mieux est de vous le montrer en image.
Dans le premier extrait, Adrien Brody relève ses lunettes et ensuite nous pouvons voir un homme (Bill Murray) qui courre après le train, il y a alors un raccord 180° puisque nous voyons ce que le personnage regarde, comme un virage que nous ferons avec la camera. Puis nous revenons sur Adrien Brody, second raccord à 180°.
Dans le deuxième extrait, je vous laisse le chercher (ce n'est pas bien dure, il y en a qu'un).
Il est d'ailleurs le plus souvent utilisé dans les champs contre champs. Lorsque deux personnes parlent et que l'on passe d'un personnage à un autre, mais il existe aussi des champs contre champs sans raccord à 180°, il n'est pas automatique.
Ce raccord peut également être très bien repéré et lourd pour montrer la réaction d'un personnage face à d'autres, tel que dans Moulin Rouge de Baz Luhrman, où la caméra devient le moyen de pression et le spectateur a alors l'impression de s'imiscer dans les personnages, à leurs place. Mais voyez plutôt:
Voilà, désormais vous savez tout sur le " raccord à 180° " mais si vous avez des questions, ou si vous croyez en avoir vu un mais vous en êtes pas certains (ou autres bien sûr) laissez vous aller...
"New York, fin des années 80, Bobby est le patron d'une boîte de nuit appartenant aux russes. Avec l'explosion du traffic de drogue, la mafia russe étend son influence sur le monde de la nuit. Pour continuer son ascension, Bobby doit cacher ses liens avec sa famille. Seule sa petite amie Amada sait que son frère et son père sont des membres éminents de la police new-yorkaise. Mais bientôt, Bobby devra choisir son camp..." Voici ce qui est inscrit au dos de la pochette du film de James Gray We own the night (en photo ci-dessous).
L'acteur Joaquin Phoenix et le réalisateur James Gray.
Mais alors pourquoi je vous parle de ce film? Tout simplement parce que je viens de le voir (à l'instant) et je voulais faire part de mon enthousiasme à son sujet. Je trouve ce film de gangsters russes tout à fait entrainant et différent des autres que j'ai pu visionner. En effet James Gray nous y enseigne quelques principes chers à son coeur tel que les valeurs de la famille (du style, tu le touches je te bute devant toute ta famille) mais également le respect et la droiture.
Grâce à des acteurs qui explosent tous l'écran, le film réussit à s'imposer comme un petit bijou à mes yeux.
Joaquin Phoenix alias Bobby Green/Grusinsky.
Mark Wahlberg alias Joseph Grusinsky.
Eva Mendes alias Amada Juarez.
Robert Duvall alias Burt Grusinsky.
"Avec La nuit nous appartient, le réalisateur américain, James Gray, revient sur le devant de la scène avec un polar éblouissant rempli de scènes d'anthologie. Entouré d'acteurs remarquables, Joaquin Phoenix (Gladiator), Mark Wahlberg (Les infiltrés), Eva Mendes (Ghost rider) et Robert Duvall (Le parrain), il signe un chef d'oeuvre esthétique, intense et palpitant, qui achève la Trilogie qu'il avait entamée 13 ans plus tôt avec Little Odessa puis The Yards." Que d'éloges donc au dos de cette pochette, comme d'habitude sur toutes les pochettes de films, mais ceux-ci semblent justifiés et justifiables, selon moi.
L'histoire du film est bateau et vieille comme le monde (la mafia et le traffic des russes aux Etats-Unis) mais l'inrtigue est développée d'une manière unique et rend le tout très interressant; sans parler que Joaquin Phoenix (un acteur que j'affectionne particulièrement) ferait pleurer n'importe qui dans ce film.
Ainsi pour clore cet article je vous dirai simplement et tout en finesse : Allez voir ce film Immédiatement!
Un film de Michael Haneke, avec Naomie Watts, Tim Roth et Michael Pitt. C'est le remake américain du film autrichien de 1997 Funny Games du même réalisateur.
Synopsis du film : Ann, George et leur fils Georgie sont en route vers leur résidence secondaire pour y passer l'été. Leurs voisins, Fred et Eva, sont déjà arrivés et ils décident de se retrouver tous le lendemain matin pour une partie de golf. Tandis que son mari et son fils s'occupent sur leur petit bateau récemment remis en état, Ann commence à préparer le dîner. Tout à coup, elle se trouve face à face avec un jeune homme trés poli, un des invités de ses voisins, venu, à la demande d'Eva, lui emprunter quelques oeufs. Ann les lui donne quand soudain le jeune homme les casse à plusieurs reprise. Ann commence alors à se demander si il le fait exprès et comment il est entré dans leur propriété. Les choses prennent alors un tour étrange lorsqu'un second jeune homme apparement aimable fait son apparition, et il s'en suit une explosion de violence.
Le premier plan est une plongée zénithale ce qui est la vision de dieu, ce plan se déroule sur une musique classique et nous voyons une voiture (-> centre de l’action?) Avec un travelling latéral suivant cette voiture sur une autoroute qui est alors un mouvement d’accompagnement.
C’est une composition horizontale de l'image ce qui singnifit la paix à l’extérieur, semble rassurant (la route, la voiture, le centre de la route en forme de flèche) il y a juste l’ombre des arbres et des voitures qui sont à la verticale, la menace peut donc exister.
Ensuite on entend la voix off d’une femme et d’un homme, nous supposons que ce sont les gens à l’intérieur de la voiture.
Puis on se rapproche de la voiture et il y a la présence d’un bateau à l’arrière, sur une remorque (peut être va-t-il participer à l’action).
L'une des voix arrête la musique en disant : « my turn »; puis un gros plan sur des cd + une main de femme, avec une bague à l’annuaire (mariée?) remet un cd en place et en prend un autre (d'où le rapport avec la musique du début). Et un gros plan sur l’autoradio avec toujours la main de la femme qui y insère un disque (+ voix off d’un petit garçon), la musique classique revient alors.
Il y a de nouveau un plan en plongée zénithale sur la voiture qui roule mais les ombres ne sont même plus distinguées.
On suit cette voiture à travers une sorte de forêt où on ne voit presque plus la voiture qui est alors à moitié cachée.
Ensuite, plan en légère plongée avec une rivière à coté et on suit toujours la voiture dans un travelling latéral, c'est toujours une composition horizontale (route, eau…) mais avec des lignes verticales qui perturbent l'ensemble, ce sont les arbres.
Plan sans plongée cette fois, on suit toujours la voiture avec les voix off. Il y a encore plus de verticales: de plus en plus inquiétant car ça casse l'harmonie, de plus en plus d’arbres.
Il y a de nouveau un plan sur l’autoradio, mais avec aussi les mains d’un homme (et toujours la femme).
A ce moment là il y a un raccord à 180 pour découvrir à qui appartiennent les voix et les mains, et nous voyons une petite famille en un plan moyen plan moyen à l’intérieur de la voiture: le père et au volant, la mère passagère et l’enfant entre ses parents à l’arrière.
-> ils rient ensemble, s’amusent, jouent à un jeu où apparemment ils doivent reconnaitre de la musique classique; peut être y a t'il un lien avec le titre Funny Games.
Et d’un seul coup le titre du film apparait en rouge au milieu de l'écran sur une musique totalement différente, agressive -> antinomie du titre « jeux drôles » et de la façon dont il est annoncé.
Le noms des acteurs sont également en rouge, il y a alors un contrepoint visuel car musique nous agresse les oreilles alors que la famille rie et nous véhicule un sentiment de bonheur.
Puis un plan d’ensemble avec travelling latéral encore plus proche de la voiture: on commence à rentrer progressivement dans l'histoire, et on se rapproche aussi de la famille.
Plan après vision de la famille entière: grosses verticales + les barrières ce qui signifit qu'ils sont déjà enfermés, cloisonnés. De ce fait nous entrons bien dans l'histoire du film.
Un gros plan une nouvelle fois sur l’autoradio et la main de la femme qui éjecte alors le cd de musique et en met un autre. Ensuite, nous pouvons voir un plan de chaque personnage dans la voiture, ce qui nous inserre encore un peu plus dans l'histoire: plan serré sur le père (Tim Roth), plan serré sur la mère (Noamie Watts), plan serré sur le garçon.
Après le portrait de tout les membres de la famille, on ne distingue presque plus la voiture, il n'y a plus du tout d’horizontal.
Par la suite la voiture se stoppe en face (ou plutôt latéralement) à une grille Þ coup de klaxon, la musique s’arrête de suite.
Ils s’arrêtent donc en face d’une immense grille : pas ou peu d’horizontal, les buissons derrière la voiture et la voiture elle-même MAIS la grille qui encadre entièrement le plan d’ensemble et veut dire que la famille est vraiment enfermée à présent, le film peut dorénavant commencer.
Avec cette introduction nous pouvons donc ressentir cette menace qui règne dans les plans, bien que la petite famille présente dans la voiture soit paisible et semble aimable, nous savons dès le départ que quelque chose va se passer grâce à la composition de l'image (pour ceux qui l'ont déjà vu vous pouvez ainsi redécouvrir cette introduction et pour ceux ne l'ayant pas encore visionnés, j'espère que cet aperçu vous a donné envi de voir le film).
ATENTION
Une bonne analyse de scène doit avoir un plan soit chronolique ou autre et doit également comprendre une introduction et une conclusion, l'analyse faite ici n'est alors qu'une analyse partielle.